Dans une étude* publiée ce mois-ci, Tinder fait le point sur les changements qu’a entraîné la pandémie du Covid sur ses utilisateurs et leur vision du dating, et livre ses prédictions sur le futur des rencontres dans les 10 prochaines années.

Une année sans précédent et des records

L’année écoulée aura été sans précédent à plus d’un titre. Et pour les sites et applications de rencontres, la donne aura également quelque peu changé en raison des nouvelles règles sanitaires et de distanciation.

Bien que l’on aurait pu croire que ces sites et outils auraient eux aussi souffert de cette période, puisque les gens ne peuvent plus vraiment se rencontrer, la tendance est plutôt inverse. Ainsi, durant cette année écoulée, Tinder a battu son record de 3 milliards de « swipes » sur une seul journée, à 130 reprises !
Quelques-uns de ces jours ayant enregistré la plus forte activité auront été le 5 avril 2020 (confinement), le 13 août 2020, le 25 octobre 2020 (pré-Halloween), le 3 janvier 2021, ou encore bien sûr le 14 février 2021 (Saint-Valentin).

2020 aura été l’année durant laquelle Tinder aura enregistré sa plus forte activité, avec en outre +11% de « swipes » et +42% de « matchs » par membre.

swipe Tinder

Des changements de comportements sur les applications de rencontres

Au cours de cette année passée durant laquelle la distanciation sociale est malheureusement devenue la norme, les célibataires avides de nouvelles rencontres se sont naturellement sentis très seuls. Ainsi, Tinder remarque également que :

  • 60% de ses membres se sont rendus sur l’application parce qu’ils se sentaient seuls. 43% des utilisateurs ont déclaré que l’application les aura aidés à se sentir moins seuls.
  • 40% des membres de la « génération Z » (les 18-25 ans) sont venus sur l’application en recherche de nouvelles personnes.
  • Une augmentation de 19% du nombre de messages envoyés aura été enregistrée entre février 2021 par rapport à février 2020.
  • Les conversations sur Tinder auront été 32% plus longues pendant la pandémie.
  • Les membres de la génération Z ont mis à jour leur bio ou description 3 fois plus souvent qu’avant la pandémie. Les « milléniaux » (jusqu’à 35 ans) l’auront fait 2 fois plus qu’auparavant.
  • Près de 50% des membres de la génération Z ont eu un chat vidéo avec une personne avec qui ils ont eu un « match » pendant la pandémie, et 40% pensent continuer à le faire après la pandémie.
  • 20% des membres ayant franchi le pas ont eu un rendez-vous virtuel avant de se rencontrer en personne.
Rencontre en plein air

Le futur des rencontres selon Tinder

En se basant notamment sur ces évolutions et les changements de comportements observés, voici comment Tinder prédit la prochaine décennie en ce qui concerne les rencontres :

1) Les utilisateurs de sites de rencontres seront plus honnêtes et authentiques

L’époque difficile que nous vivons a aidé beaucoup d’entre nous à mettre un peu mieux les choses en perspective. Cette période aura aussi permis à beaucoup de gens d’accepter de se montrer plus vulnérables et authentiques à propos de qui ils sont, à quoi ils ressemblent, et les épreuves qu’ils traversent.

→ Les membres afficheront désormais plus souvent des profils qui reflètent leur vraie personnalité.

2) Les limites de chacun seront plus transparentes

La pandémie aura apporté plus de discussions sur les limites personnelles de chacun. C’est ainsi que les membres de Tinder ont utilisé leur bio pour afficher clairement leurs attentes et conditions. L’étude a révélé que 17% des membres ont eu une conversation à propos de la sécurité (mesures sanitaires) avant de se rencontrer, et même que 16% des personnes se rencontrant ont demandé un consentement avant de toucher physiquement la personne qu’ils ont rencontrée.

→ Ces nouvelles pratiques vont donc rendre les conversations à propos de consentement plus courantes et confortables, y compris en matière d’intimité, pour des rencontres plus sûres et plus réussies.

3) Plus de gens voudront « voir où vont les choses »

Dans un monde devenu incertain, les personnes qui se rencontrent auront des attentes plus faibles en ce qui concerne leurs relations. Les expressions « voir où vont les choses  » ou « ouvert(e) à » ont ainsi battu des records sur les profils Tinder durant cette pandémie.

→ Plus qu’un désir de mariage, la prochaine génération d’utilisateurs des sites de rencontres recherchera donc plus de relations courtes ou sans pression pour le long terme.

4) Les rendez-vous virtuels feront toujours partie de la nouvelle norme

Puisque les contacts réels sont devenus à risque, les utilisateurs se sont encore plus tournés vers les discussions en ligne et relations virtuelles, au lieu de rapidement se rencontrer. Les rendez-vous pouvaient ensuite avoir lieu via des moyens inédits tels que le jeu Animal Crossing (30 fois plus mentionné que par le passé) ou via des commandes de repas livrés à domicile, partagés à distance via un chat vidéo sur Zoom !

→ Cette tendance pourrait perdurer. Ceux qui s’y sont essayés ont ainsi déclaré qu’il s’agissait d’un moyen pour pouvoir juger d’une personne avec beaucoup moins de pression qu’un rendez-vous « en réel ».

5) Les premiers rendez-vous seront plutôt des activités que pour rompre la glace

La plupart des endroits traditionnellement choisis pour une rencontre (bars et restaurants) fermés, les personnes voulant se rencontrer ont dû se montrer plus créatifs et trouver des lieux de rencontre plus personnels ou décontractés. Par exemple Tinder a relevé que le terme « patin à roulettes » a été utilisé trois fois plus souvent dans les bios et demandes de rendez-vous, et que l’on a même vu apparaître la construction de châteaux de sable ou les batailles de boules de neige en guise de propositions d’activités !

→ Les adeptes des rencontres vont choisir de nouvelles activités plus originales, un recentrage sur l’activité en elle-même, plus à même de réellement permettre de découvrir l’autre.

6) Les petits contacts physiques auront plus d’impact

L’impact de la privation des contacts en 2020 a pu être constaté sur Tinder. L’utilisation du mot « câlin » a par exemple augmenté de 23%, et « se prendre par la main » de 22%.
Après des mois de frustration, les personnes qui se rencontrent en viennent à apprécier encore plus les petits moments et marques d’affection.

→ Lorsque les rencontres reviendront à la normale, les petits contacts physiques joueront un rôle encore plus grand dans les rencontres et la vie des personnes.

7) Les gens rechercheront plutôt des contacts à proximité

La pandémie a également entraîné des bouleversements géographiques. Certains en ont d’ailleurs profité pour retrouver leur famille. C’est ainsi que 52% des jeunes adultes vivaient avec leurs parents en juillet, un record depuis plusieurs décennies !
Au fil de ces mouvements, les membres ont donc commencé à chercher des contacts dans leur nouvelle ville. La mention « déménagement » a même augmenté de 28% dans les bios de profil en 2020.

→ La tendance pour des recherches de relation avec quelqu’un de proche géographiquement devrait se poursuivre, au détriment des relations « longue distance » pré-pandémie. Et ce quel que soit l’endroit où ces personnes vivent et avec qui ils vivent.

8) Un été de l’amour pourrait bien arriver

Pour les nombreuses personnes ayant dû mettre leur vie sociale entre parenthèses, les espoirs d’un retour à une certaine normalité pour cet été sont grandes. En octobre 2020, plus de 40% des membres âgés de moins de 30 ans sur Tinder n’ont rencontré aucun « match » en personne. Mais cela pourrait donc changer. « Aller à un rendez-vous » a ainsi battu des records sur les descriptions Tinder en février 2021. Mais cela passera toujours par une certaine prudence. Près d’1 inscrit sur 3 aura répondu qu’il ou elle aura besoin du vaccin avant d’être à l’aise avant de rencontrer quelqu’un. Les profils ont d’ailleurs aussi vu une augmentation des termes « vaccin » et « anticorps » (respectivement x8 et x20). Reste à savoir combien parmi les plus jeunes franchiront vraiment le pas au vu des incertitudes encore nombreuses en ce début de printemps.

* Tinder a réalisé son étude sur les profils entre janvier 2020 et février 2021, et son enquête auprès de 5000 membres aux Etats-Unis entre les 6 et 12 mai 2020 et les 14 et 24 août 2020.
Lien vers l’étude complète : The future of dating is fluid

Fred

Célibataire, 42 ans, curieux et touche à tout. Passionné par les voyages, le sport et la gastronomie.

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